- Audit et audit

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Les audits de certification seraient nous dit-on passés du produit dilemme en 1987 au produit star de luxe à partir de 1994 pour devenir un produit de commodité vers 2002. Cette loi empirique de maturité du cycle des produits s’applique sans doute à ces prestations comme à tout produit.

Mais avec les audits on n’est pas dans le gadget. La massification des productions de produits de grande consommation associée à la mondialisation massifiée de la distribution, à la complexité croissante des assemblages dans les produits manufacturés toujours plus élaborés, à la dangerosité toujours augmentée des industries lourdes, aux les attentes de société en matière environnementale… font des systèmes d’organisation une des clés des entreprises.

Cela n’empêche pas les systèmes d’être devenus courant et même cela démontre non seulement qu’ils le sont par la force des nécessités mais que leur généralisation en fait des solutions banalisées. Certes le système de management est connu, compris (mal), et don banal ; mais si l’on compare à la voiture, bien de commodité banal au point d’en être devenu un déterminant de civilisation, il n’en reste pas moins qu’il y a un bas de gamme et un haut de gamme des voitures. Toutes les voitures ne consomme pas la même chose, toutes n’ont pas la même tenue de route, toutes n’atteignent pas la même vitesse, toutes n’ont pas le même confort, toutes ne présentent pas le même degré de sécurité. Et les voitures s’améliorent toujours… alors pourquoi pas les systèmes d’organisation et donc les audits ?

Avec la généralisation des systèmes, les grands organismes de contrôle internationaux se sont intéressés aux audits dans les années 2000. Mais au lieu de proposer « des Mercedes », ils se sont mis à proposer des « Tata » en très grand nombre à des entreprises tout aussi internationales qu’eux. A la faveur des réductions de dépenses (dont on peut démontrer que la généralisation, tout comme la réduction globale des revenus du travail, contribue à tarir l’économie…) ce genre d’offre pour des milliers de jours d’audit vendus au nombre global d’employés ou au nombre de sites et toujours à bas prix, a créé une confusion selon laquelle toute les voitures seraient maintenant des « Tata » ou que les Tata seraient des voitures équivalents à celles des constructeurs japonais, américains ou européens.

Il faut prendre garde à cette déformation des réalités car les audits, à la différence des voitures ne se voient qu’une fois qu’on les a effectués. Les prix bas sans comparaison de qualité et massivement offerts à des entreprises réputées « word class » font perdre de la valeur à toutes les formes d’audits dans l’esprit de tous les dirigeants et managers dans le monde entier. Comme si les voitures allemandes n’avaient pas plus de valeur que les Dacia ou autre sous marque à bas prix qui certes roulent…. La valeur perçue étant affaiblie, à l’affut de toute économie possible et constatant le peu de valeur ajoutée de ces simulacres d’audits au rabais, les dirigeants finissent par supprimer les certifications chaque fois qu’elles ne sont pas contractuelles ou imposées par une politique groupe. Et pire encore, l’image et la pratique de dévalorisation induite par ces audits de certification induisent que les audits internes sont eux aussi moins pertinents, moins complets, quand ils ne deviennent pas tout simplement de simples audits terrain avec trois questions de procédures comme garniture ! Bientôt les audits internes n’existent plus que pour exister, les auditeurs sont mal à l’aise, on pense que c’est toujours comme ça, que c’est inhérent à l’exercice et il n’en découle rien ; un dispositif qui ne porte pas ses fruits, comme un arbre qui pomperait de l’eau sans rien donner : l’efficacité a donc baissé.

Dans ce contexte la confusion entre la généralisation des audits et la banalisation des audits est dangereuse. Peut-être peut-elle encore être combattue par des résistants. On peut encore en France et en Europe, laisser le bas de gamme inefficace aux muti-nationales anglo-saxonnes et garder en Europe des certifications qui aient une force, une crédibilité et les exporter. La consécration serait que l’audit.

de certification soit fiable en qualité au point que les audits clients n’en soient plus nécessaires ou que l’amélioration des performances sécurité et environnement soient démontrée par les chiffres et les faits.

En effet si la certification devient par la force des choses une prestation « de commodité » il y a en revanche place pour « des voitures haut de gamme ». On peut constater d’ailleurs que pour tous les pays où il n’y a pas un vent de croissance extrêmement fort, ce sont les constructeurs de voitures haut de gamme qui présentent les meilleures rentabilités et les conducteurs les plus satisfaits. Il serait dommage que les organismes de certification Français en particulier, appliquent les mêmes recettes moyen-bas de gamme que les constructeurs automobiles.

On peut aussi se demander comment des entreprises certifiées, affichant souvent un engagement dans le développement durable et donc l’éthique, peuvent accepter de faire intervenir des techniciens dont le temps passé réel est environ double du temps acheté (sans parler de la pénibilité des déplacements et de l’intense concentration que demande l’exercice – ce qui élève le coût masqué au carré). Même s’ils sont compétents pour les basics systèmes, au début lorsqu’ils sont reposés, ces techniciens ne peuvent à ce rythme que sombrer dans une routine ou travailler à temps et rémunération partiels officiels (et à temps complet réel).

Pas de cela chez DéClé ; même sous la pression économique ! Pour nous, le développement durable a un sens éthique, social et sociétal en plus du sens environnemental. Chez DéClé nous pensons comme Colbert dans sa fameuse citation de 1664 que la qualité, en dépit des tendances et des apparences communes du moment, est une voie, et même « la voie » économique d’avenir (démonstration sur demande). Nous ne proposons donc que des audits de qualité à leur prix le plus juste et sans sous traitance à l’étranger bien que nous ayons développé une technique révolutionnaire de télé-audit ne nécessitant pas notre présence sur site.

Ainsi, au lieu d’éviter le sujet et de vous jeter trois constats d’écart de terrain comme des remarques majeures donnant prétexte à revenir (vécu d’un de nos audités) en conclusion d’audit de certification…nous, en audit interne ou normalement missionné en audit de certification, nous vous expliquerons comment les différentes acceptions des processus peuvent optimiser votre fonctionnement.

Nous, au lieu de bénir n’importe quelle méthode ou de vous la faire changer pour plus compliqué ou moins efficace, ou d’argumenter sur un détail de conformité à une norme interprétée à la lettre, nous vous montreront comment rendre une évaluation des risques ou des impacts ou des dysfonctionnements utile à la fixation de vos objectifs de progrès ; comment rendre ces évaluations compréhensibles par tous, comment en faire un outil fédérateur…

Nous ne prenons pas nos audités de haut, nous ne profitons pas de notre position de force, nos questions ménagent les susceptibilités et savent reconnaître le travail réel et ses difficultés.

La liste des astuces d’auditeurs pour éviter de réfléchir en profondeur quand ce n’est pas masquer l’incompétence ou la fatigue extrême est à peu près aussi longue que celle des moyens des audits pour limiter les temps d’audit effectif. Nous ne pratiquons pas cela et les clients qui nous connaissent nous donnent en confiance le maximum de temps et d’information ce qui contribue à la rentabilité de l’opération.

Parfois, il devient clair pour nos audités, qu’il leur faut changer tantôt des approche managériales, tantôt des compétences périphériques, tantôt l’organisation d’éléments de système comme par exemple les audits internes, la gestion documentaire, le pilotage, la communication interne… Nous y voyons le signe

d’un progrès réel et ne cherchons pas à exploiter les constats pour enchainer d’autres prestations.

Sans doute, avec nous, le comité de direction aura-t-il un peu plus ou un peu mieux à expliquer sa part qui de responsabilité, qui ses analyses, qui le positionnement de ses revues…. Mais à la fin, après une préparation sérieuse et vraiment de synthèse, au lieu d’écouter en silence quelques banalités enrobées de pommade ou l’énoncé d’une sélection d’imperfections sans cohérence jugées plus ou moins graves comme si le reste n’existait pas, durant notre réunion de clôture, c’est le comité de direction qui aura envie d’intervenir et de nous questionner.

Pour cette qualité d’audit, nous disposons d’auditeurs certifiés de qualification ingénieur à la base avec l’expérience de cadres supérieurs souvent capables de se placer au niveau groupe. Cela nous permet d’intervenir avec compétence sur des tailles d’entreprises présentant des degrés élevés de difficulté : les grandes parce que l’ampleur demande une vision conceptuelle et une expérience groupe et les petites arce qu’elles ne peuvent pas se permettre des manques d’efficacité.

Nous intervenons avec ces compétences reconnues par l’Institut de Certification des Auditeurs du groupe AFNOR dans les domaines :

- sécurité (OHSAS 18001 faute de plus international ou ILO OSH2001 ou encore MASE que nous
  déconseillons pour cause de manque d’éthique),
- environnement (ISO 14001 – car l’EMAS en France a vécu ; ISO 16001)
- développement durable (ISO 26000 bien qu’elle soit loin d’être une norme claire)
  et qualité (ISO 9001 et marquages CE)

Nos audits s’effectuent pour la majorité au sein des industries et des services à l’industrie. Notre réseau nous permettant de faire appel aux meilleurs auditeurs lorsque nous ne connaissons pas suffisamment le métier et nous pouvons aborder le lean, les pénibilités mentales, et l’impact environnemental des bureaux et services administratifs dans de nombreux métiers, collectivité ou administrations.


L’artisanat et les PME ne sont que très peu certifiés en dépit des opérations pilotes des chambres de commerces et autres organismes parapublics. C’est particulièrement dommage car faute d’infrastructures de production lourdes en Europe l’avenir économique du pays va reposer de plus en plus sur elles. Dans la région centre notamment mais pas seulement, en période creuse d’activité, nous consentons des tarifs particulièrement avantageux pour auditer et ce faisant conseiller les PME dans cet exercice difficile de sélection de l’important pour l’efficacité tout en conservant la rigueur.

S’ils ne sont pas toujours flatteurs, nos audits ne sont pas des purges !

Ils sont au contraire des tournants de progrès et, confortablement installé dans un audit à valeur ajoutée, comme dans le siège d’une bonne voiture, ils vous donnent envie à tous les niveaux et dans toutes les fonctions de parcourir ensemble la distance qui sépare les systèmes qui portent des système qu’on supporte !